Andrée
PHILIPPOT-MATHIEU, est née en 1946.
Après avoir vécu longtemps à Lyon, puis à
Barcelone et Ivry-sur-Seine, elle vit actuellement à Paris.
Jusqu’en 1989, elle se consacre à la peinture et réalise
des expositions, puis à partir de 1990 elle rencontre la monumentalité
et veut sortir son travail de l’atelier. Elle intègre
alors la notion du voyage dans sa démarche artistique comme
elle l’a fait dans sa vie depuis 1986, tout en l’orientant
vers les réalisations urbaines et les installations et s’écarte
pendant quelques années de la peinture et des expositions.
Son travail se veut itinérant et se développe également
par la photographie et l’écriture. Par l’installation
d’œuvres, elle veut mettre en évidence la
transversalité des cultures.
De 1986 à 1996, elle fait de nombreux voyages d’études
muséographiques en Europe, aux U.S.A. et dans les Pays de l’Est.
Elle vit plusieurs mois dans des ateliers en résidence à
Genève ( Halle Sud), Nice ( Villa Arson) et en Catalogne, où
elle réalise également des expositions.
Elle s’installe à Barcelone en 1991 puis revient en France
en 1998.
De 2001 à 2005, elle vit à Ivry-sur-Seine et poursuit
sa recherche sur l’identité culturelle des villes.
Depuis 2005, installée dans un atelier à Paris, elle
s’est approprié la photographie pour l’orienter
sur la peinture et la sculpture, questionner les trois tout en ne
s’enfermant en aucune d’elles.
Elle se nourrit de ses voyages ( Egypte, Europe, Chine,) pour s’interroger
sur la notion de l’Identité, de
l’intime du collectif,
Elle aime tracer des ponts entre les différentes techniques
qu’elle utilise ou entre les sujets montrés pour se donner
une grande liberté et ouvrir un champ d’investigation
plus large. Mais cette liberté qu’elle prend doit s’inscrire
dans un programme précis où les oeuvres s’organisent
en série dont le sens et la technique glissent d’un sujet
à l’autre. Elle a besoin de cohérence et de radicalité
pour mettre en perspective des liens virtuels et établir des
dialogues.
ATELIERS EN RÉSIDENCE :
Elle a été Invitée à
séjourner pendant plusieurs mois, travailler et exposer en
:
- 1986
à la HALLE SUD de GENÈVE,
- 1989
à la VILLA ARSON à NICE
- 1990
à CADAQUÈS dans le loft de Catherine SAGNIER.
- 1991
à BARCELONE avant de sy installer.
VOYAGES
DÉTUDES ET SÉJOURS :
1981 |
Russie
(MOSCOU et SAINT PETERSBOURG). |
1986-1987 |
Suisse,
Allemagne, Belgique, Hollande et Italie. |
1989 |
U.S.A.
(NEW YORK, PHILADELPHIE, CHICAGO).
À HAMBOURG et BERLIN. En Novembre.
À LONDRES |
1990 |
Catalogne,
Italie |
1991 à 1992 |
vit
et travaille à BARCELONE et LYON |
1992 |
sinstalle
à BARCELONE |
1994 |
voyage
en Roumanie |
1998 |
quitte
la Catalogne et revient en France à LYON |
2001 |
vit à IVRY SUR SEINE |
2005 |
sinstalle
à PARIS
Voyage en Egypte |
2006 |
Voyage
à PRAGUE, VIENNE, BUDAPEST |
2007 |
Voyage
en Chine |
EXPOSITIONS
PERSONNELLES : en France, Suisse,
Espagne.
EXPOSITIONS
DE GROUPE : en France, Suisse, Espagne,
U.S.A, Japon, Canada.
RÉALISATIONS
MONUMENTALES PUBLIQUES ET PRIVÉES :
- 1990
Le corps et lesprit
: Double céramique murale au lycée Charles Baudelaire
de CRAN GEVRIER, Haute Savoie
- 1991
Parcours : uvre pour une compagnie
dassurances MULHOUSE
- 1997
et 2000 Le chemin
du Rosaire dans les Jardins de la Basilique de Fourvière
à LYON
INSTALLATIONS
:
Lieux de passage
:
-
Installation à GENÈVE à lHôtel
des Bergues en 1999.
- Installation
visuelle et sonore à NICE à lHôtel Windsor,
depuis 1998.
- Installation
visuelle et sonore à BARCELONE à lHôtel
Majestic, depuis 1998.
Red Frontal :
- Série de portraits itinérants dans
une action interactive entre peintures et photographies.
COLLECTIONS
:
- publiques
: en France.
- privées
: en France, Suisse, Espagne, Italie, Usa et Japon.
- Artothèques
VIDEOS
:
par :
-
Jean Lucien GUILLAUME en 1985
-
Jean Michel PELERIN en 1989 expo Works on wood
-
Jean Michel PELERIN en 1990 Le corps et lesprit (uvre
monumentale réalisée au Lycée Charles Baudelaire
à CRAN GEVRIER, Haute Savoie, dans le cadre du 1%).
-
TLM en 1990 : RUCKRIEM, MORELLET, PHILIPPOT-MATHIEU
-
EURO NEWS en 1997
-
Jean-François ROBIN en 2006 Red Frontal
EDITIONS
:
Lithographies à Lyon, Villeurbanne, Barcelone
et Paris.
Inferno : catalogue
de lexposition à la HALLE SUD à GENÈVE
en 1987
Le corps et lesprit
: catalogue édité par la Région Rhône-Alpes
en 1990.
Passeigs : recueil
de sérigraphies en 1999 (exposition à la Maison de la
Catalogne à PARIS)
Catalunya : portofolio,
dessins, textes en 1999 (exposition à la Maison de la Catalogne)
Paseos : Livre
de photographies et textes bilingues édité par e-dite
(Novembre 2003)
Sans fard ni honte :
livre (récit) édité par Jean Christophe PICHON
(Mai 2004)
Réflexions sans conséquence
: livre de textes et photos édité
par e-dite (en cours)
DEMARCHE
ARTISTIQUE :
Le
Sens : L’identité,
De l’intime au collectif.
Le voyage, la mémoire, la trace.
Depuis
plus de vingt ans, le voyage est inscrit dans mon travail et dans
ma vie. Le voyage en tant que métaphore de la connaissance.
Le changement de contexte, de langage et dhabitudes. La reconnaissance
de la différence. Un regard plus critique sur sa propre culture.
Léchange.
Le déplacement des idées. De la transversalité
des cultures et de l’identité culturelle.
L’identité
est un système dynamique, à la fois processus et structure.
Interne au sujet, elle est en interaction avec l’extérieur.
L’homme et son environnement. Dedans, dehors. Du subjectif à
l’objectif. De l’intime au collectif. Quête identitaire
ou identification culturelle.
Ce que l’on donne à voir, les traces que l’on laisse
ou les signaux inscrits dans la mémoire collective.
Les différences, les attirances et les rejets. L’apparence
et les vérités cachées dans la construction d’une
identité personnelle. La conscience de soi et la représentation.
Les strates de l’histoire dans une identification culturelle.
De l’appartenance aux références.
Réalisations urbaines et installations, peintures et photographies
me servent de support pour m’interroger sur l’identité.
Individuelle ou collective. Personnelle, sociale ou culturelle.
La
technique :
J’aime tracer des ponts entre les différentes techniques
que j’utilise ou entre les sujets montrés pour me donner
une grande liberté et ouvrir un champ d’investigation
plus large. Mais cette liberté que je me donne doit s’inscrire
dans un programme précis où les oeuvres s’organisent
en série dont le sens glisse d’un sujet à l’autre.
J’ai besoin de cohérence et de radicalité pour
mettre en perspective des liens virtuels et établir des dialogues.
La peinture :
Pendant longtemps ma peinture était inspirée par un
imaginaire ludique et un regard critique sur l’humanité.
Puis je m’en suis distanciée pour réaliser des
œuvres in situ et des installations qui mettaient en évidence
l’identification culturelle de certains lieux et quelquefois
mon passage dans ceux-ci. Je poursuivais ainsi un travail autobiographique
tout en développant une recherche plus large.
J’ai renoué récemment avec la peinture pour une
recherche sur l’identité traitée selon un concept
radical. Peindre systématiquement toutes les personnes qui
ont marqué ma vie au fil de mes déplacements. J’appelle
cela, le premier cercle, le cercle intime. Les peindre sur des toiles
carrées, d’un format standard, 100/100cm, et sur un fond
rouge, dans la matité de la peinture vinylique. Ces portraits,
développés dans une série intitulée Red
frontal, sont peints d’après des photographies
et traités de telle manière qu’ils évoquent
à la fois la photographie par la radicalité de leur
présentation et la peinture par la matière. Le cadre
noir, très sobre, qui cerne chacune des œuvres fait référence
aussi bien à la photographie qu’à la peinture
et permet de montrer ces oeuvres sous la forme d’une installation.
La photographie :
J’utilise la photographie dans ce qu’elle offre comme
expérimentation la plus large, la manipulation numérique,
grâce à laquelle je peux transformer un sujet, le recréer
par l’introduction d’une matière virtuelle pour
lui donner une réalité plus tangible. Ce jeu de la mise
en évidence de signaux et de leur transformation déroute
la perception du regardeur et le pousse à s’interroger
sur l’image initiale qui sert de référence.
J’apporte par l’introduction d’une matière
virtuelle, la notion de conservation. Les sujets traités prennent
une réalité plus tangible, moins éphémère
que lorsqu’ils sont montrés dans leur seule réalité.
Personnages ou visions de la réalité urbaine montrés
comme autant de peintures ou de sculptures, la matière les
recrée pour les affirmer comme des œuvres à part
entière.
Le voyage, La mémoire, lidentité.
Dans les projets urbains tels que : Le
corps et lesprit, ou le
Chemin du Rosaire
les uvres sinspirent de la mémoire
du lieu, passée ou à venir.
Linstallation Lieux
de passage réalisée
à Genève, Nice et Barcelone avec des extensions à
Lyon, montre la mémoire que jai de ces villes où
jai vécu en y laissant les traces de mon passage.
Le projet Convergence met en évidence
la transversalité des cultures.
Les Serres
et les Cadres
sont comme autant de signaux interpellant notre
regard.
Linstallation : Paris,
mythe, symboles, objets et la série
de photographies : Signals,
donnent un autre regard sur les signaux identitaires de grandes métropoles.
Dans la série Red
Frontal , je minterroge sur
lidentité de lartiste en prenant la posture du
portraitiste, et sur lidentité des personnes rencontrées
au fil de ma vie et de mes déplacements que je photographie
ou peins. Portraits nomades dans une action interactive entre la peinture
et la photographie. Les peintures sont photographiées et les
photographies sont traitées de manière picturale pour
garder la distance et mettre laccent sur le questionnement :
-
Quels sont les signaux identitaires décelables dans un portrait
?
-
Quelle est la part dempathie nécessaire pour que la
peinture parvienne à mettre en évidence lintériorité
de la personne ?
Paseos : (édition
e-dite) est un livre de photographies sur la Catalogne dans une double
perception, la mienne pendant que jy vivais. Dedans, dehors.
De près, de loin. Une double culture (Catalane et Française)
aussi bien que la part du "sensible"ou de "lanalytique".
Sans fard ni honte (édition
e-dite) est un récit sur lexpérience du Cancer
que jai faite sous la forme dune leucémie très
rare et qui fut la conséquence de lutilisation fréquente
et répétée de produits dérivés
du benzène. Dans ce livre, je minterroge sur limage
sociale du Cancer, sur la prévention et sur la formation à
la psychologie des médecins, sur leuthanasie et sur dautres
sujets sociétaux liés à la maladie.
En intégrant, la notion du voyage dans mon travail et dans
ma vie, jai élargi mon champ daction pour créer
à partir de lieux, de rencontres ou dévénements,
des uvres qui sont comme autant de signaux ou de rappels mnésiques
tout en poursuivant un travail autobiographique.